Aujourd’hui, une approche sectaire de gros citadin frustré face à tout ce qui compose un espèce de no man’s land autour de la ville : la campagne. Et, par la même occasion, mise en pratique de la leçon 2 :

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La campagne, c’est ce qui est en dehors de la ville. Ce qui n’est rien, donc. C’est un endroit qu’on présente paradisiaque, avec des petits animaux mignons, des petites fleures mignonnes, des arcs en ciel et du soleil, un bon air pur à respirer. Et aussi, des fermiers accueillants dans leurs chemises rouges à carreaux, avec des fermières aux joues rondes comme des pommes qui nourrissent leurs poules d’un air béat. Vous voyez le tableau.

 

Mais… ERREUR ! Déjà, parfois, il pleut. Il y a des plantes qui piquent. Il y a des insectes dégueulasses qui piquent aussi. Il y a des champs. Et il se passe plein de trucs bizarres, et qui font peur. C’est traumatisant quand même ! La campagne, au lieu d’être ce lieu béni qui permet à nos petits poumons de s’aérer, à notre teint de se hâler, et à notre corps de se vivifier, est en réalité un gouffre qui menace de nous arracher à la vie sociale.

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C’est pas une coïncidence si les films d’horreur se passent (presque) toujours à la campagne. C’est que pour appeler à l’aide, c’est tendu ! Le plus proche voisin, il est à 10km ou plus ! Et avec un tueur à ses trousses, c’est pas du gâteau.

La campagne, pour y aller, il faut prendre la voiture. Il y a des campagnes proches, et des campagnes lointaines. Les gens qui y vont, ce n’est donc pas par hasard, ils ont véritablement VOULU aller là bas, ils ont fait l’effort de se déplacer pour arriver dans un champ (allez, avec une ferme, quand même). Le problème de la campagne, c’est qu’il n’y a pas grand chose à faire. Enfin, autour de soi : « - Tu choisis de courir dans les champs ou de courir dans les champs ?

- Non moi je vais nourrir les bêtes !

- Ah, demain c’est mon tour ! ».

Et même courir dans les champs, c’est dangereux.

 

 

En plus, le portable capte mal. C’est la galère pour aller acheter du pain (« alors mam’zelle, c’est pourtant simple ! Vous allez jusqu’au village à 15 km, et puis vous tournez à droite après l’église, vous continuez sur 10km à peu près, et ce sera sur vot’ droite »), pour se cultiver (« Un cinéma ? A ben non, y’en a pas ici ! »), pour aller à l’école (le bus c’est cool, mais pas pendant une heure avec des préados immatures), pour heu… s’habiller aussi. La tenue fermière, c’est un peu has been, bûcheron ça peut passer, mais fermière faut oublier. Le tablier à carreaux et le panier de pommes, merci mais non, on repassera !

Donc, c’est pas qu’on peut vite s’y ennuyer, mais presque. Ça doit être pour ça que les gens vont lentement, pour s’ennuyer moins et faire passer le temps. Et puis aussi à la campagne, ils ont 50 ans de retard (au moins !). Il y a encore des petits garçons avec des queues de rat dans le cou, alors que c’est tellement 1990.

Et puis les campagnards, ils sont sectaires. C’est pas comme nous autres parisiens tellement ouverts à la province ! Quand je vois les bretons qui font genre ils sont les meilleurs (alors que bon, vous connaissez la chanson, à part la mer et la pluie, y’a rien, ils ont même pas le Mont St Michel !), ou les nordistes, qui prétendent faire les meilleures fêtes, ça me révolte ! Quelle bande d’égoïstes, ils devraient être en train de nous envier, et baver devant une carte postale de la Tour Eiffel ! (Nan, j’rigole, si tout le monde venait à Paris, on s’en sortirait pas. Et puis les campagnards avec leur nature à 2 balles, on en veut pas !)

Sinon la campagne en vacances, c’est pas mal. Je veux dire, quand on va chez quelqu’un qui a une piscine et qu’on larve pendant 2 semaines au soleil.

Donc, la campagne c’est à éviter sauf pendant les vacances, et à petites doses !